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Diourbel – évaluation du processus électoral : un paquet de recommandations formulées

Un atelier d’évaluation du processus électoral a réuni les différents acteurs de Diourbel, autorités administratives, partis politiques, société civile et presse. Cet exercice visait à identifier les forces et faibles en vue de faire des recommandations pour le processus électoral futur.

Il s’agissait d’une activité qui entre dans le cadre du programme «Nietty élection» mis en place par le Sénégal, en partenariat avec le gouvernement américain, dans le cadre d’un appui au cycle électoral. Cette  rencontre visait à permettre aux différents acteurs d’identifier les forces et les faiblesses du processus électoral. Alain Ayadokoum, Directeur senior pays National démocratique institut, a salué «la résilience et le travail réalisé par le peuple sénégalais. Au lendemain du scrutin, l’administration a continué à fonctionner normalement et chacun a continué à vaquer à ses occupations. Et, en plus de cela, les candidats qui ont perdu ont appelé, le soir du scrutin, le candidat élu pour le féliciter. C’est une richesse du peuple sénégalais», a-t-il martelé.

Cet atelier qui a réuni les parties prenantes du processus électoral, a permis de passer au peigne fin les forces et faiblesses, le rôle de la société civile, le rôle de la presse et les partis politiques. Il s’agit également de préparer la table-ronde au niveau national de toutes les parties prenantes du processus électoral. Les recommandations issues de la rencontre vont impacter le processus futur.  Pour Pape Assane Tine, le représentant du Collectif des organisations de la société civile, la finalité est d’élaborer un cahier de recommandations. «Il y a des forces et des faiblesses qui ont été identifiées. Il s’agit du délai court, très restreint dans lequel les élections ont été organisées. Nous avons également noté la question de l’échéance. Nous pensons que ça relèverait d’une injustice».

Parmi les faiblesses, il y a également les listes électorales, d’autant plus que l’âge de majorité est 18 ans. «L’obtention de la pièce d’identité pour les jeunes devrait être couplée avec  l’inscription directe sur les listes électorales des jeunes. Ce qui permettrait à pas mal de jeunes de pouvoir participer à l’élection. Ceci a fortement influé sur le taux de participation. Tout cela trouve son explication à travers le report». Ce même exercice a été fait à Saint louis. Le  gouverneur de la région de Diourbel, qui a ouvert cet atelier, a relevé que cette rencontre d’évaluation sur le processus électoral permettra de préparer les échéances futures. L’expérience acquise lors de la dernière élection présidentielle permettra surtout d’améliorer l’organisation dans l’avenir.

ADAMA NDIAYE

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